Couverture de Francophonie : Une généalogie barbare

« “Qu’est-ce que la francophonie ?” était notre grande question de littérature, mais la profusion de discours autour d’un terme dont le sens se dérobait avait fini par produire une forme d’inintelligibilité du concept, en grande partie due à l’impossibilité, théorisée et affirmée, de produire de l’historicité, c’est-à-dire, ici, une histoire littéraire.

Que voulait donc dire ce mot critiqué par beaucoup pour son “néocolonialisme” ? Comment penser ensemble les débats sur la “francophonie”, ceux sur l’identité “française” dans lesquels ils s’inscrivaient en négatif, la révolution, la colonisation, le monde “postcolonial”, les rapports entre centre et périphérie, la modernité poétique et politique, la langue française, l’oralité, le rap ?

Par la littérature, bien sûr. Et par la médiation du concept qui transcendait toutes ces questions : celui de barbarie. »

Voilà plus de dix ans que Nicolas Hossard essaie, d’abord à l’Université, puis en dehors, de faire passer l’idée d’une synthèse entre mémoires nationale et postcoloniale autour d’une autre histoire littéraire de la francophonie. Il publie aujourd’hui Francophonie : une généalogie barbare.